Simon Liberati, Jane Mansfield 1967(Grasset)
Aux basses heures de la nuit, le 29 juin 1967, sur un tronçon de la route US 90 qui relie la ville de Biloxi à La Nouvelle-Orléans, une Buick Electra 225 bleu métallisé, modèle 66, se trouva engagée dans une collision mortelle." La première phrase de Jayne Mansfield 1967 est aussi tranchante que le montant du pare-brise contre lequel la boîte crânienne de l'actrice blonde peroxydée a éclaté, avec une violence telle que longtemps a couru la rumeur d'une décapitation. Mais ce n'est qu'à la page 41 que le lecteur apprend l'identité de la passagère la plus célèbre du véhicule encastré sous un semi-remorque de 18 roues. Car, jusque-là, Simon Liberati s'attache à décrire l'accident dans le moindre détail - notes techniques sur les véhicules incriminés ; état de la route et des ouvrages d'art ; identité et caractéristiques des autres victimes, enfants de l'actrice, amant plâtré, chihuahuas exsangues... ; comportement des témoins, des acteur...