Sjón : le garçon qui n’existait pas. 2015.
Reykjavik,1918. La ville semble recouverte d'un voile crépusculaire. Hantée par la crainte d'un front scandinave, alors que la Première Guerre mondiale s'achève en Europe, la population redoute une épidémie de grippe espagnole. Dans ce moment de chaos, un adolescent, Mani Steinn ( Pierre de lune ) doit affronter un tumulte plus intime. Homosexuel, il est rejeté par les siens. Pourtant, une immense énergie s'empare de lui depuis qu'il a découvert le cinéma, l'art, l'exaltation qu'offre l'imaginaire. Et le désir. Porté par l'écriture poétique de Sjon, « Le garçon qui n'existait pas » est une ode à la puissance créatrice de la jeunesse. La scène d'ouverture est saisissante, elle dévoile déjà tous les sujets qui parcourent le roman : La rudesse de l'Islande en 1918, la difficulté d'y être adolescent, l'homosexualité forcément cachée, et l'apparition d'une Musidora au bord de la falaise. Car si l'hom...