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"Brigitte Brami" : "Car le feu qui me brûle est celui qui m’éclaire". 2024. Prix du roman gay 2024 catégorie : « journal ».

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  Troisième et dernière partie des posts consacrées à Brigitte Brami suite à notre rencontre littéraire. Partie I : https://www.facebook.com/.../permalink/1328753245757227 Je vous propose cette fois-ci une analyse plus détaillé du livre grâce auquel nous nous sommes rencontrés. post I et II à retrouver ici : https://www.facebook.com/groups/424599729505921/search/?q=brigitte%20brami Il ne s'agit pas d'un roman donc je rentre assez dans le détail de l'écriture sans soucis de spoiler.... Pour définir le genre du livre, Brigitte Brami utilise le terme de « carnet de cavale :». « j’ai fait deux passages, le premier en 2008 et le deuxième en 2013 à la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis, dans l’Essonne. » Après sa sortie de prison (voir post 2), le psychiatre qui l’y a déjà envoyée reporte plainte, et cela aboutit à une nouvelle condamnation, par défaut, Brigitte Brami, qui avait déménagé n’ayant jamais reçu la convocation. Un jour l’interphone de chez elle sonne et grâce au ...

Yolanda García Serrano y Juan Luis Iborra : Amor de hombre. 1997.

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Le film a a obtenu le prix du meilleur film et du meilleur acteur et actrice au LGTB festival de Miami en 1997. Dans l'Espagne des années 1990, la solide amitié entre un homosexuel et sa meilleure amie est mise à l'épreuve lorsqu'il rencontre un autre homme. Esperanza et Ramón fêtent tout deux leur 40 ans entourés de leurs amis, tous gays. Elle, c'est une instit amusante et aimante. Lui, c' est c'est un avocat spécialisé dans les divorces. Elle est hétéro et il est gay. Ils s’adorent, sont toujours ensemble et partagent tout. Suite d'un accident de voiture dans lequel Ramón est légèrement blessé, Esperanza lui présente Roberto, professeur d'éducation physique et masseur... et les amis tombent chacun amoureux de lui. Car tout deux tombent amoureux du professeur de sport... On ri beaucoup, on est touché aussi par cette amitié entre une femme hétéro et un gay. Le tout sans clichés, sans vulgarité. Les deux personnages principaux sont très bo...

Tomasz Wasilewsk : Ligne d'eau. 2013. Drame.

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Kuba est un jeune athlète qui vit avec sa compagne, mais qui se sent insatisfait de sa vie. Sa rencontre avec Michal, un jeune homme gay décomplexé, l'amène à explorer, non sans une certaine gêne, l'éventualité d'une homosexualité qu'il avait jusqu'alors refoulée. Cependant, ses conflits intérieurs s'intensifient lorsque Sylwia, sa compagne, refuse de le quitter, rendant la situation non seulement complexe, mais aussi révélatrice. Le film tient une ligne parfaite entre romantisme et sexualité, amour et désamour, choix de vie possible ou imposé et c’est très bien raconté Très visuel avec ses longues séquences fixes du côté du poids de la conscience ou de la morale (la scène du bain à la fin est terrible ) qui s'opposent à certains mouvements de caméras dont le mouvement fait ici sens de liberté ,d'amour et de réalisation de soi (nager, conduire, courir).    L'intérêt ne cesse de croître à mesure que le réalisateur sait faire participer...

Michael Palmer : Fatal. 2002.

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  A Chicago, une femme enceinte souffrant d'une banale grippe meurt après plusieurs hémorragies inexpliquées. A Boston, une musicienne succombe à son tour, le visage ravagé par une maladie inconnue. A Belinda (Virginie-Occidentale), un mineur de fond est pris de folie furieuse, et provoque un éboulement qui tue deux de ses collègues. Trouver le lien entre ces morts étranges pourrait se révéler fatal... Matt Rutledge exerce la médecine à Belinda depuis cinq ans. Natif de l'endroit, il a décidé de s'y installer après ses études pour épouser Ginny, sa petite amie de toujours. Une autre raison a motivé ce retour : le père de Matt est décédé alors qu'il travaillait pour la mine de Belinda, et Matt a juré de mettre en lumière la responsabilité de l'entreprise. Lorsque Ginny meurt d'un cancer foudroyant, Matt est convaincu que son mal a été causé par les déchets toxiques de l'usine. Mais il lui faudrait des preuves... Certains patients de Matt su...

Sjón : le garçon qui n’existait pas. 2015.

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  Reykjavik,1918.    La ville semble recouverte d'un voile crépusculaire. Hantée par la crainte d'un front scandinave, alors que la Première Guerre mondiale s'achève en Europe, la population redoute une épidémie de grippe espagnole.   Dans ce moment de chaos, un adolescent, Mani Steinn ( Pierre de lune ) doit affronter un tumulte plus intime. Homosexuel, il est rejeté par les siens. Pourtant, une immense énergie s'empare de lui depuis qu'il a découvert le cinéma, l'art, l'exaltation qu'offre l'imaginaire. Et le désir. Porté par l'écriture poétique de Sjon, « Le garçon qui n'existait pas » est une ode à la puissance créatrice de la jeunesse. La scène d'ouverture est saisissante, elle dévoile déjà tous les sujets qui parcourent le roman : La rudesse de l'Islande en 1918, la difficulté d'y être adolescent, l'homosexualité forcément cachée, et l'apparition d'une Musidora au bord de la falaise. Car si l'hom...