Articles

Affichage des articles associés au libellé Algérie

Albert Camus : l'étranger

Image
L’Étranger est un roman d’ Albert Camus , paru en 1942 . Il prend place dans la tétralogie que Camus nommera « cycle de l’absurde » qui décrit les fondements de la philosophie camusienne : l’ absurde . Cette tétralogie comprend également l’ essai intitulé Le Mythe de Sisyphe ainsi que les pièces de théâtre Caligula et Le Malentendu . Le roman a été traduit en quarante langues et une adaptation cinématographique en a été réalisée par Luchino Visconti en 1967 . Le roman met en scène un personnage-narrateur nommé Meursault, vivant à Alger en Algérie française . Le roman est découpé en deux parties. Au début de la première partie, Meursault reçoit un télégramme annonçant que sa mère, qu'il a internée à l’hospice de Marengo vient de mourir. Il se rend en autocar à l’asile de vieillards, situé près d’ Alger . Veillant la morte toute la nuit, il assiste le lendemain à la mise en bière et aux funérailles , sans avoir l'attitude à attendre d’un fils endeuillé ; le héros ne ...

Albert Camus : Noces

Image
Albert Camus a écrit « Noces » en 1938, à l’âge de 26 ans; cette œuvre confirme déjà ses dons d’écrivain révélés dans un premier essai « L’Envers et l’Endroit » qui contient déjà les thèmes majeurs de son œuvre : le soleil, la solitude, l’absurde destin des hommes. Noces est composé de quatre récits lyriques, exaltation de la nature, mais aussi impressions et méditations sur la condition humaine et la recherche du bonheur. Noces nous raconte les noces de l’homme avec la nature. Tipassa c’est la joie de vivre, la plénitude, la communion avec la nature, le soleil et la mer. Djémila, c’est le désert, le vent qui modèle le paysage, qui fouette les corps, dépouille, dessèche. C’est un endroit pour apprendre à se détacher de soi-même, être le vent, devenir ce qu’on est à l’origine, se délivrer de l’humain. Les ruines de la ville sont comme la mort de l’homme. Tout passe, tout se pétrifie. Seuls des éléments comme la mer et le soleil continuent leur chemin, indifférents, sans regard pour...

André Gide: si le grain ne meure

Image
Je l'ai lu à vingt ans. je m'y étais terriblement ennuyé. je viens de le relire avec un plaisir qui ne m'a pas quitté de la première à la dernière page.Très beau livre, exemplaire de sincérité et porté de bout en bout par une prose au long souffle autant qu'intime. Comment ne pas embarquer pour Biskra avec Gide ? c'est, avant tout, une écriture d'une richesse lexicale incroyable, imagée, surprenante, toujours juste ; Gide relate dans la première partie les réminiscences de son enfance jusqu'aux environs de sa vingtième année -famille, écoles, éveils artistiques ...-, et dans la seconde son éveil sexuel ou plutôt son épanouissement au contact de la beauté -particulièrement garçonnière- dans les colonies -Algérie, Tunisie- en gros deux voyages racontés au environ de 1895. Savoureuse rencontre -quelques jours- avec Oscar Wilde et Lord Alfred Douglas à Alger, juste avant que Wilde rentre à Londres pour se défendre dans un procès qu'il perdra.       ...