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Walter Pfeiffer photos

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Quelques œuvres que j'aime. Il commence sa carrière artistique dans les années 1970 avec une volonté d'expression de communiquer les thèmes de l' érotisme et de la liberté identitaire sous polaroïd . D'abord reconnu dans les courants underground , son travail lance une nouvelle tendance où les modèles masculins se mettent à nu dans une sensualité débridée et préfigure toute une iconographie qui aborde l'aspect performatif du travestissement, les notions de sexualité et d'identité. On lui doit des série de portraits d'hommes d'une beauté touchante, une série est regroupée dans l'ouvrage Welkome Aboard, publié en 2001 . En 2006 , il expose des thèmes de la représentation du corps masculin, tout en alliant l’importance de la nature et des fleurs. Walter Pfeiffer présente également un choix de vidéos inédites sur le même thème de son œuvre.

Un garçon parfait Alain Claude Sulzer

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Efficace autant que discret, attentif et mesuré, empathique mais retenu, le « garçon parfait » est toujours prévenant avec les voyageurs, sait d'expérience entamer une conversation mais aussi y mettre fin, développant « un juste instinct des désirs du client ». Ernest en est l'exemple : une ombre furtive et une présence rassurante. Il travaille dans un palace suisse, à Giessbach, où descend la bonne société internationale d'avant-guerre. Dans son métier comme chez lui, rien ne semble en désordre. Cette ligne de vie est juste écornée, parfois, le temps d'une étreinte derrière un buisson. L'arrivée de Jacob, apprenti serveur, va bouleverser la vie d'Ernest. Jacob est lui aussi un « garçon parfait ». Ernest va le former, vivre avec lui une liaison passionnelle. Mais un jour Jacob le quitte, part aux Etats-Unis... Trente ans plus tard, en 1966, Ernest reçoit un courrier de Jacob qui rouvre la plaie : la soumission au désir, la violence et la mélancolie. Un ga...

Enrique Vila- Matas: docteur Pasavento

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Le héros de l'écrivain Pasavento est Robert Walser, dont il admire l'habileté à passer inaperçu. Vivre le destin de cet auteur signifie pour Pasavento se retirer du monde. Il veut s'éloigner et, un beau jour, il disparaît. Il se dit qu'on le recherchera, qu'il lui arrivera ce qui advint à Agatha Christie quand toute l'Angleterre s'était mise à ses trousses pendant onze jours et avait fini par la retrouver. Mais personne ne recherche le docteur Pasavento et peu à peu s'impose cette simple vérité personne ne pense à lui. Il aura alors recours à la stratégie du renoncement. Il va renoncer au moi, à sa grandeur et à sa prétendue dignité et en viendra même à croire que sa personne incarne à elle seule l'histoire de la disparition du sujet en Occident. Il se rend à l'asile d'aliénés suisse où Walser passa tant d'années à l'écart du monde et fait ses premières armes dans un art très singulier dans lequel son écrivain préféré étai...