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Affichage des articles associés au libellé dépression

Joyce Carol Oates : j'ai réussi à rester en vie

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Le matin du 11 février 2008, Raymond Smith, le mari de Joyce Carol Oates, s’est réveillé avec un mauvais rhume. Il respire mal et son épouse décide de l’emmener aux urgences où l’on diagnostique une pneumonie sans gravité. Pour plus de sûreté, on le garde en observation. Une semaine plus tard, au moment même où il devait rentrer chez lui, Raymond meurt d’une violente et soudaine infection nosocomiale. Sans avertissement ni préparation d’aucune sorte, Joyce est soudain confrontée à la terrible réalité du veuvage. Au vide. À l’absence sans merci. J’ai réussi à rester en vie est la chronique du combat d’une femme pour tenter de remonter de ce puits sans fond. De poursuivre une existence amputée du partenariat qui l’a soutenue et définie pendant près d’un demi-siècle. En proie à l’angoisse de la perte, à la désorientation de la survivante cernée par un cauchemar de démarches administratives, et les absurdités pathétiques du commerce du deuil, Oates décrit l’innommable expérience du chagri...

christophe Faure : vivre le deuil au jour le jour

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Après la perte de mon compagnon de vie, mon amour Patrick , le 03 Août 2020, j'ai cherché à ne pas me laisser entraîner dans la souffrance (ce qui est impossible) sans au moins essayer de la comprendre.  Ce livre a été la première étape dans ce sens. Et comme il me paraît extrêmement juste et utile, il est l'un des livres les plus importants que j'ai lu dans ma vie. C'est un livre qui devrait être obligatoire pour les personnes qui viennent de perdre un être cher. Il m'accompagne depuis deux mois, depuis quelques semaines après la mort de mon compagnon. J'en relis certains passages, il m'aide vraiment au jour le jour à comprendre, à me comprendre, à accepter mes émotions et celles des autres. Il m'a été conseillé par un ami, et je le conseillerai à mon tour, même l'offrirai surement si j'ai un ou une amie dans la peine. J'ai puisé dans ce livre du Dr Christophe Fauré de nombreux passages que je conserve précieusement afin d'y avoir rec...

Marin Ledun : les visages écrasés

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" Le problème, ce sont ces fichues règles de travail qui changent toutes les semaines. Ces projets montés en quelques jours, annoncés priorité-numéro-un, et abandonnés trois semaines plus tard sans que personne ne sache vraiment pourquoi, sur un simple coup de fil de la direction. La valse silencieuse des responsables d'équipes, toujours plus jeunes et plus inflexibles, mutés dans une autre agence ou partis par la petite porte. (...) L'infantilisation, les sucettes comme récompense, les avertissements comme punition. La paie, amputée des arrêts maladie, et des primes au mérite qui ne tombent plus. Les objectifs inatteignables. Les larmes qui montent aux yeux à tout moment, forçant à tourner la tête pour se cacher, comme un enfant qui aurait honte d'avoir peur. Les larmes qui coulent pendant des heures, une fois seul. Mêlées à une colère froide qui rend insensible à tout le reste. Les injonctions paradoxales, la folie des chiffres, les caméras de surveillance, la d...

Sire Cédric : avec tes yeux

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Depuis quelques temps, Thomas fait des rêves atroces. Après une séance d'hypnose destinée à régler ses problèmes d'insomnie, il est en proie à des visions. Il se voit au travers les yeux d'un autre torturant une jeune femme... Persuadé qu'un meurtre est effectivement en train de se produire, il part à la recherche de la victime. Le cauchemar de Thomas ne fait que commencer. Le nouveau roman de Sire Cédric va avoir quelques effets secondaires sur votre métabolisme. D'abord au niveau des yeux. Les yeux bien évidemment. Qui s'écarquillent d'étonnement. Que vous allez fermer aussi, devant l'horreur de certaines situations, pour ne pas les sentir se révulser. Sire Cédric ne fait pas du thriller tout à fait comme les autres. Bien sûr, on retrouve dans ce roman tous les ingrédients qui font un bon roman du genre : rebondissements, montée de la violence. Mais l'auteur se fout un peu des conventions et a toujours aimé exploser les frontières des genres. So...

le désert rouge de Michelangelo Antonioni

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Film arty et abscons au possible qui est quand même malgré toutes les qualités qu'on pourra lui trouver assez ennuyeux. Quand au sujet je ne sais pas s'il y en a vraiment un, Disons les rapports entre le monde industriel et la dépression de l'homme voir la folie.6,5/10 Date de reprise 4 janvier 2006 Date de sortie 5 septembre 2006 - en DVD (1h55min) Réalisé par Michelangelo Antonioni Avec Monica Vitti , Richard Harris , Carlo Chionetti plus Genre Drame Nationalité Italien Presse 5,0 2 critiques Spectateurs 3,9 pour 139 notes dont 25 critiques Premier film d'Antonioni, ce désert là se déploie dans un univers industriel, laid et pollué où se meuvent des individus silencieux, comme frappés par la dépression. Un rythme lent, pianissimo, qui évoque cette rencontre entre un chef d'entreprise joué par Richard Harris et une femme mariée dépressive, interprétée par Monica Vitti, l'égérie du réalisateur. Intensité des silences, jeu chromatique du réali...

Enrique Vila- Matas: docteur Pasavento

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Le héros de l'écrivain Pasavento est Robert Walser, dont il admire l'habileté à passer inaperçu. Vivre le destin de cet auteur signifie pour Pasavento se retirer du monde. Il veut s'éloigner et, un beau jour, il disparaît. Il se dit qu'on le recherchera, qu'il lui arrivera ce qui advint à Agatha Christie quand toute l'Angleterre s'était mise à ses trousses pendant onze jours et avait fini par la retrouver. Mais personne ne recherche le docteur Pasavento et peu à peu s'impose cette simple vérité personne ne pense à lui. Il aura alors recours à la stratégie du renoncement. Il va renoncer au moi, à sa grandeur et à sa prétendue dignité et en viendra même à croire que sa personne incarne à elle seule l'histoire de la disparition du sujet en Occident. Il se rend à l'asile d'aliénés suisse où Walser passa tant d'années à l'écart du monde et fait ses premières armes dans un art très singulier dans lequel son écrivain préféré étai...

"Amour, Prozac et autres curiosités" roman et film

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Elle est basque, et manie la plume comme d'autres le fleuret ou le sabre. Avec panache. Elle fait des étincelles, mais pas de quartiers. Son humour ravageur, caustique et vitriolé, creuse les pages à l'acide. Ses phrases sonnent comme des tracts, les mots se bousculent, les lignes ondulent comme des bataillons de fourmis rouges courant à l'assaut de cette forteresse instable et déjà bien fissurée : le monde des hommes. Trois farouches bretteurs mènent la danse – "trois sœurs" qui auraient abandonné les blancs cerisiers de Tchékhov pour les festins plus gore de William Burroughs: une bombe sexuelle, une amazone technocrate et une ménagère dépressive. Point commun: la drogue, sous toutes ses formes – ecstasy, Prozac, Tranxène, alcool et autres paradis artificiels. Les hommes? Des feux follets, des icônes dorées, des ombres inconsistantes et plus ou moins malfaisantes. La réflexion manque de profondeur, parfois – comme si le temps manquait – mais on se prend de ten...