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Edmund white : L'homme marié

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« C'est un roman au coeur triste et à l'esprit gai, sans stupide jeu de mots. Le coeur est triste puisqu'un homme aime un homme qui va mourir. L'esprit est gai puisque, derrière les sanglots longs des violons, pointe l'entêtement au bonheur, la formidable envie de vivre jusqu'à l'arête fine qui sépare du gouffre.(...) Edmund White, dont on sait que le difficile Nabokov avait salué les débuts, signe son plus beau livre depuis Un jeune Américain. Une oeuvre où se regardent et, parfois, s'affrontent des univers parallèles, homos et hétéros, aristos chics et bohème toc, Français imbus et Américains imbuvables, jeunesse dorée et âge d'airain et, bien sûr, la vie mangée par la mort. Edmund White a su éviter le pathos qui plombe tant de récits des années sida. Sa fresque, économe des effets de larmes, réussit souvent à nous faire sourire. » Roman splendide, époustouflant. Il nous fait vivre l'amour de deux hommes au plus près des personnages,...

David Cronemberg : Consumés

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Naomi Seberg et Nathan Math œuvrent avec succès dans le photojournalisme à sensation de l’ère des nouveaux médias. À la fois amants et concurrents professionnels, ils arpentent le globe séparément, ne se croisent que dans des hôtels d’aéroports ou n’ont de rapports que par Internet, et sont toujours à la recherche d’histoires spectaculaires – si possible sordides. Celle de Célestine et Aristide Arosteguy, anciens professeurs de philosophie à la Sorbonne et couple libertin, a tout pour attirer Naomi. Célestine a en effet été retrouvée morte, mutilée, dans son appartement parisien. La police suspecte son mari, qui a disparu, de l’avoir assassinée et d’avoir mangé des parties de son corps. Avec l’aide d’Hervé Blomqvist, un étudiant singulier, elle se lance sur les traces d’Aristide, qui la mènent jusqu’à Tokyo. De son côté, Nathan se trouve à Budapest pour photographier le travail d’un chirurgien controversé, Zoltán Molnár, qui a été recherché par Interpol pour trafic d’organes et prati...

Stephen King : Mr Mercedes

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Viens de finir : 8/10. « Je crois qu’il y a plein de gens qui rêvent de faire ce que j’ai fait... La seule différence, c’est que moi, je l’ai vraiment fait ! » Midwest 2009. Un salon de l'emploi. Dans l’aube glacée, des centaines de chômeurs en quête d’un job font la queue. Soudain, une Mercedes rugissante fonce sur la foule, laissant dans son sillage huit morts et quinze blessés. Le chauffard, lui, s’est évanoui dans la brume avec sa voiture, sans laisser de traces. Un an plus tard. Bill Hodges, un flic à la retraite, reste obsédé par le massacre. Une lettre du tueur à la Mercedes va le sortir de la dépression et de l’ennui qui le guettent, le précipitant dans un redoutable jeu du chat et de la souris. Avec ce polar très noir, véritable plongée dans le cerveau d’un psychopathe qui ferait passer Norman Bates pour un enfant de chœur, Stephen King démontre une fois encore son époustouflant talent de conteur, qui s’affranchit des frontières et des genres. Avec ce Mr Mercedes , Steph...

Vincent Borel : Mille regrets

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MILLE REGRETS. Foisonnant, picaresque, le romande Vincent Borel retrace, sur fond de lutte de pouvoirs entre Charles Quint et Soliman le Magnifique, le destin de trois personnages échappés des galères par la grâce d'un naufrage. Rachetés par le bey d'Alger en 1541, ils connaissent des fortunes diverses. Nicolas Gombert, chantre châtré élève du grand Josquin Desprez, se convertit, un temps, à l'Islam. Son compagnon d'infortune, Garatafas, le beau Turc, favorise la conception de l'héritier impérial à l'occasion d'une scène de séduction digne des Mille et Une Nuits et le pauvre Sodimo di Cosimo, graveur virtuose, devient prisonnier - et travesti - dans une tribu nomade. Mille Regrets, la chanson de Gombert tatouée sur la peau de Garatafas, est au cœur d'un véritable roman d'espionnage. Les trois compères rejoignent à Ratisbonne un Charles Quint déjà en fin de règne. Ils croisent Hernan Cortés, Barberousse, Benvenuto Cellini, Andrea Doria et quelques ...

Jean Cocteau : La machine infernale

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La Machine infernale est une pièce de théâtre de Jean Cocteau , rédigée en 1932 et jouée pour la première fois le 10 avril 1934 à la Comédie des Champs-Élysées à Paris , théâtre alors dirigé par Louis Jouvet , dans les décors de Christian Bérard . Elle se fonde sur Œdipe roi de Sophocle . Jean Cocteau dédie la pièce « à Marie-Laure et à Charles de Noailles ». Cette pièce reprend, avec humour et émotion, le mythe d’Œdipe. Acte I : Le Fantôme[ modifier | modifier le code ] L'acte s'ouvre sur l'intervention de la Voix qui raconte l'intégralité du mythe. Il se passe dans une attente marquée d'inquiétude. Sur les remparts de Thèbes , deux soldats veillent. Ils sont chargés de protéger la ville contre le Sphinx . Depuis des mois, ce monstre, posté non loin des portes de la ville, tue les jeunes gens qui s'aventurent dans ses parages, mais personne ne sait ce qu'il est véritablement. Pour Cocteau, le Sphinx, « tueuse d'hommes », incar...

Dominique Fernandez : Place rouge.

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Le narrateur se retrouve en Russie (la nouvelle Russie) avec Raoul, un jeune peintre homosexuel et Julie, la soeur de ce dernier. Raoul est invité par Irina, propriétaire d'une galerie pour préparer une exposition. Tout cela laisse beaucoup de temps libre et permet une superbe promenade de Moscou à Saint-Pétersbourg qui seront les décors mais aussi la trame de l'histoire. Le livre se divise en deux partie : La première "Irina" avec des pages franchement impayables où l'on sent la parfaite maîtrise de l'auteur. le seconde "Iermolaï" qui n'est autre que le frère d'Irina et l'objet d'un amour fou que lui voue Raoul. Brillantissime, Dominique Fernandez mêle subtilement effets romanesques et documentaire, tensions et éblouissement. L'académicien a réussi là un livre-somme, riche, intéressant à plusieurs niveaux.La vérité complexe, poétique, politique, réaliste, onirique, d’un monde que le roman peut seul nous révéler. Histoire d’une...

Ruwen Ogien : philosopher ou faire l'amour

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Armée de ses seuls concepts, la philosophie peut-elle saisir ce qu’il y a de charnel, de déraisonnable et d’ineffable dans chaque histoire d’amour ? Pour Ruwen Ogien, la réponse ne fait aucun doute : le philosophe ne doit pas abdiquer ses droits devant l’émotion, le sentiment, la passion. Son projet ? Ecrire un De l’amour rigoureux – quoique facétieux. Et traiter de cet obscur objet comme s’il s’agissait de n’importe quelle autre chose de la vie. D’où ce livre où, irrespectueux, « l’ami de la sagesse » s’interroge : L’amour est-il plus important que tout ? Peut-on aimer sans raison ? Ou sur commande ? L’amour se situe-t-il par-delà le bien et le mal ? Et, s’il ne dure pas, est-ce quand même un amour véritable ? A suivre… Ruwen en a un peu ras la frange de tous ces essais écrits par ses confrères qui font l'éloge de l'Amour (Badiou, Dédé -Sponville, Ferry et consorts). En bon empêcheur de philosopher en rond, Ruwen prend le contre-pied de ses collègues : et si, comme le chante...