Heiner Carow : Coming Out , film est-allemand. 1989.
Tourné au cours de l'année 1989 en République Démocratique allemande, le film était projeté à Berlin est au moment ou on annonça la chute du mur : les gens choisirent de rester jusqu’au"bout du film avant d"aller laisser éclater leur joie : Il s'agit d'un film à ce titre d'un film historiquement important.
Berlin-Est. Après un accident dans l'escalier de l'école, Philipp, un jeune professeur, fait plus ample connaissance avec sa collègue Tanja, et une relation se noue entre eux. Jakob, un vieil ami de Tanja qu'elle surnomme affectueusement Redford, se révèle être l'ancien petit ami de Philipp. Les parents de Philipp avaient mis fin à leur relation, offrant à Jakob une boussole et un vélo en guise de compensation. Après leurs retrouvailles, Philipp craque, s'enfuit dans un bar gay, s'enivre et est finalement ramené chez lui par deux inconnus. L'un d'eux, un jeune homme nommé Matthias, le retrouve peu après devant le théâtre, et ils vivent une brève idylle. Philipp doit alors faire face à son homosexualité, mais il n'en a pas la force.
Heiner Carow eut l'audace de tourner un film ouvertement bisexuel dans l'ancienne et sinistre RDA.
S'il n'et pas de problèmes ce fut grâce à la chute du mur de Berlin . N'empêche qu'il avait osé le faire !
La valeur du film est infiniment accrue par le courage dont ont dû faire preuve le réalisateur, les acteurs et l'équipe pour défier la terrible Stasi qui, à l'instar des suicides, niait l'existence de l'homosexualité en Allemagne de l'Est, la présentant comme un fléau de l'Ouest décadent.
Et en plus c'est plutôt un bon film : Des plans magnifiques et un acteur principal hyper charmant qui aurait pu incarner aussi bien un James Dean attachant qu'un personnage des roseaux sauvages.
Le talent du scénariste Wolfram Witt se marie harmonieusement à la surprenante liberté formelle de Carow et à une esthétique qui mêle le style des débuts d'Almodóvar au baroque de Fassbinder. Il en résulte un film d'une solidité inattendue, riche en scènes fabuleuses, qu'elles soient érotiques ou purement dramatiques, sans oublier cette fantaisie fellinienne au bar, où un groupe de figurants attachants acceptent de jouer leur propre rôle pour échapper à l'ostracisme auquel ils sont encore condamnés. (hyperbole, revue)
Le film dépeint une société aux prises avec une homophobie généralisée (également répandue de l'autre côté du Mur) et des personnages en quête de bonheur et d'acceptation de soi. C'est une œuvre poignante qui met en lumière le problème de l'intolérance dans un État qui, hélas, allait se désintégrer la même année.
Sujet très actuel malheureusement, songeant à la Russie ou à kla nouvelle tendance des U.S.A.
Henri Mesquida pour le groupe Facebook: cinemaetlitteraturegay




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