Bill Condon : Ni Dieux ni Démons (Gods and Monsters). 1998.
1957.James Whale, réalisateur notamment de et Frankensteiin (1931), l’homme invisible (1933),a pris sa retraite.
Il vit avec Hanna, sa femme de ménage de longue date, qui prend soin de lui avec loyauté, bien qu'elle désapprouve son homosexualité. Victime d'une série d'accidents vasculaires cérébraux, le cinéaste est devenu fragile et tourmenté par des souvenirs :
Un sursaut de vitalité lui vient lorsqu’il noue bientôt une relation avec son nouveau jardinier, un beau jeune homme à qui elle confie son histoire dans le Hollywood des années 1930 et pour lequel il éprouve assez vite une attirance irrésistible : Il se replonge ainsi dans son passé de façon de plus en plus brouillé car ses problèmes cérébraux font que le présent se mêle de plus en plus aux souvenirs et qu’il a de plus en plus de mal à les distinguer : enfance dans la pauvreté, participation traumatisante à la Première guerre mondiale et la perte de son grand amour, tournage de La fiancée de Frankenstein(1935) ou encore soirées gays au bord de la piscine de George Cukor.
Malgré tout cette relation complexe qu'il entretient avec son jardinier, un jeune homme simple d'esprit mais avide d'apprendre auprès de celui qui est véritablement un artiste semble lui apporter un second souffle. .
Whale répond à l'admiration du jardinier par un désir profond, donnant naissance à une amitié née de la nécessité.
Cette nécessité se reflète dans le dénouement intense du film, où les personnages se mettent à nu, révélant leurs tourments et leurs frustrations.
La performance d'Ian McKellen ( ouvertement homosexuel, tout comme James Whale) est élégante et hypnotique, un sommet de son exceptionnelle carrière:il crée un personnage complexe, à la fois aimable et cordial, et parfois sinistre, mais qui reste avant tout un être humain.
Fraser (également producteur), est lui aussi excellent.
Le film aborde divers thèmes tels que l'amour, l'amitié, la confiance...
Je le trouve exceptionnel. Une œuvre douloureuse et épique, un film posé, intimiste et émouvant, mais jamais ennuyeux et parfois drôle, à contre-courant du cinéma hollywoodien.
Henri Mesquida pour le groupe Facebook, "cinéma et littérature gay".




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