David Cantero: l'interview.
Suite à l'entrevue que m'a accordé le dessinateur et auteur de B.D espagnol "David Cantero", je vous propose de découvrir son œuvre et de parcourir avec moi sa carrière ...
Bon voyage aux pays du Comics sexy gay (mais pas que)...
I partie :
I : L'univers de David Cantero . Il est auteur, illustrateur et éditeur de bandes dessinées.
David
Cantero est né en 1972 à Carthagène, dans la région de Murcie en
Espagne ou il n’a vécu que quelques années. Suite à des événements
survenus durant son enfance, il a commencé à dessiner pour échapper à
une réalité assez dure et trouver un peu de paix.
« À neuf ans, ma mère a rencontré un Belge à Alicante, et nous avons déménagé là-bas. Mais berceau de la bande dessinée européenne, la Belgique m’offrait une formation adaptée à la voie que je souhaitais suivre. »
Si
vous vous êtes déjà promené dans le quartier gay de « Chueca » à
Madrid, en passant par exemple au bar Zarpa, célèbre bar de nuit Bear ,
vous avez probablement déjà vu certaines de ses œuvres. Sinon un simple
coup d'œil à son Instagram suffira à vous laisser bouche bée…Aux sortir
de son Diplôme des beaux-arts 1996 et 2010 il travaille en Belgique, en
France et au Luxembourg (Ceci expliquant peut-être que lors de notre
conversation nous ayons pu passer de l’Espagnol au français sans
distinctions.) sur des dessins et de l’animation de personnages animés.
Avec cette expérience il se forme au Caracter Disign ou encore au Story
board.
Il se met à partir de à exposer ses propres dessins.
En 2001,
« J’ai décidé de rentrer en Espagne car toute ma famille y vit. J’en avais assez de cette situation complexe d’immigrée, où l’on ne se sent jamais vraiment chez soi, et pourtant on se sent chez soi partout. Je voulais retrouver mon pays d’origine. De plus, je travaillais depuis des années dans l’animation et j’étais épuisée, car c’est un milieu très exigeant. Mon retour en Espagne a également impliqué un changement de carrière, où j'ai davantage orienté mon art vers l'illustration et la bande dessinée. »
David
Cantero est un l’artisan d’une œuvre dessinée prolifique qui embrasse
de nombreux genres : horreur, fantasy et science-fiction, son travail
étant souvent destiné à Communauté LGBTIQIA+ et faisant la part belle à
l’érotisme.
C’est
à partir de 2015, que David Cantero vit vraiment de son art, grâce en
particulier grâce à Patreon qui fonctionne comme une sorte de mécène
virtuel qui lui permet d’avoir l’équivalent d’un salaire.
Entre 2016 et 2025 il travaille sur les onze numéros de Brigayde, une bande dessinée de super-héros créée en collaboration avec Patrick Fillion
(qui va devenir un ami) pour Class Comics, la maison d’édition
indépendante canadienne de Comics gay érotique créé par ce dernier en
1995 .
Avec Fillion à l’écriture et Cantero au dessin, la série met en scène un groupe de super-héros au cœur d’une lutte sans merci contre les machinations diaboliques…
Avec Fillion à l’écriture et Cantero au dessin, la série met en scène un groupe de super-héros au cœur d’une lutte sans merci contre les machinations diaboliques…
Le
récit emprunte une voie rarement explorée dans l’œuvre de Fillion, en
flirtant ouvertement avec l’horreur corporelle. C’est ainsi qu’une queue
gigantesque s’échappe de la bouche de l’un pour le ligoter ou qu’un
corps se voit réduit à l’état d’une masse semi-protoplasmique..
Ce
comics s’amuse par ailleurs à détourner avec entrain les codes établis
des films de super-héros, allant parfois jusqu’à les tourner ouvertement
en dérision.
Ainsi,
David Cantero d’abord illustrateur, passé à l'écriture de scénarios,
puis à l'édition, a pu explorer toutes les facettes du monde de la B.D :
« Je me suis toujours considéré comme un « auteur ». Je ne suis pas scénariste ; je n'écris pas des scénarios. Je développe l'histoire à partir d'une trame narrative où j'indique le début, la fin et les moments clés. Ensuite, je mets en page directement dans un carnet (j'utilise encore du papier), car je visualise l'histoire, je ne l'écris pas. L'édition, dans mon cas l'autoédition, a été une réaction aux contrats désastreux que j'ai reçus des éditeurs auxquels j'ai soumis mes bandes dessinées. Je me suis dit : « Autant le faire moi-même !»
Qui sont les auteurs qui l’ont inspiré ? Inspiré :
« Mes influences sont variées : elles proviennent notamment de la bande dessinée européenne (Rosinski, Moebius, Liberatore, Juanjo Guarnido, Alessandro Barbucci, etc.) et de l'animation japonaise (Katsuhiro Otomo, Akira Toriyama et Hayao Miyazaki), mais aussi de grands artistes comme Gustav Klimt, Egon Schiele, Mucha, Pollock et Dalí. »
Nous
parlons ensuite de l ‘érotisme dans les B.D et de la communauté
LGBTIQIA+ à laquelle s’adresse une bonne partie de sa production.
« J’ai toujours été engagé auprès de la communauté LGBTQIA+ et j’ai toujours défendu la liberté d’expression. »
Il y a quelques années il expliquait par ailleurs sa position vis à vis de la diversité :
« Je suis tellement content de voir aujourd'hui de plus en plus de séries sur des plateformes comme Netflix et autres, avec une grande diversité de personnages : des personnages gays, lesbiens, transgenres, il y en a pour tous les goûts. Parce que c'est la vie, c'est l'humanité. Nous ne sommes pas un collectif, nous sommes simplement des êtres humains. Dans mes créations, je raconte des histoires – fantasy, science-fiction, heroic fantasy, peu importe l'inspiration – où apparaissent ces personnages. Pour moi, c'est naturel, c'est normal. Je veux donc contribuer, à travers mon art, à cette normalité, à ce que chaque être humain ait le droit de changer de genre, de changer d'orientation sexuelle s'il le souhaite, s'il en prend conscience. Et c'est pourquoi, dans mon art, cela a toujours été représenté ; cela a toujours été présent. »
Quant
à la BD pour adultes, mettant toujours en scène la sexualité explicite
de leurs personnages, Cantero avait déjà précisait clairement son point
de vue sur le porno :
« C'est super efficace, c'est très bon, c'est très généreux, c'est très bon pour tout le monde, et c'est très créatif parce qu'on y trouve de tout. Bref, c'est un peu comme un fast-food du plaisir. Si vous cherchez un plaisir immédiat, vous allez chercher du porno. Dans le porno la structure narrative est quasi inexistante, car c'est toujours l'acte sexuel qui prime, et c'est ce qui va exciter le spectateur. Je pense que dans notre société, c'est encore présent parce que c'est nécessaire. Le porno fait beaucoup de bien à beaucoup de gens. En fait, pendant la pandémie, le porno a certainement soulagé beaucoup de gens, c'est quelque chose que je trouve très positif.
Et toute cette histoire récente avec les enfants, les mineurs qui matent du porno trop jeune ... si le porno est partout, il faut éduquer à la sexualité , légiférer, et normaliser de façon adéquate : Dès que les jeunes sont capables de comprendre, en voyant des films violents avec des fusillades, des têtes qui explosent, du sang à profusion et des morts à n'en plus finir que c’est de la fiction joué par des acteurs fiction et non la réalité, i,faudrait qu’on leur explique que dans le porno c’est pareil : ce sont des acteurs payés pour ça. Ils s'injectent des substances, ils utilisent toutes sortes de produits pour avoir une érection plus longtemps. C’est bourré de trucages. Sans cette éducation, les jeunes prenne le porno pour la façon normale de se comporter sexuellement : pensent qu'il faut éjaculer dix fois pour être un vrai homme, qu’il faut violenter ses partenaires… Leur dire que dans la vraie vie, une personne normale ne fait pas ça. Bref, il s'agit simplement de donner aux jeunes des informations sur le porno, qui est un produit et pas un reflet de la vérité."
Cependant il ne pense pas que son travail puisse être considéré comme du porno de base et s’en explique :
« Je ne pense pas que mes comics puissent être qualifiés de porno : je raconte une histoire avec une intrigue,des personnages qui se dévoilent ou les scènes de relations sexuelles apportent des informations sur les personnages. C'est là que je vois la différence entre le porno et ce que je fais. Pour moi, une histoire sans sexe, où le sexe n'est pas montré, est une histoire incomplète. il y a du sexe comme dans la vie. Le sexe est une parie intégrante de la vie et de ce qu’est une personne. Il est intégré à mes BD comme il est intégré dans la vie de chacun. »
Il
me fait remarquer que La BD pour adultes était un phénomène très
rependu en Espagne et ce dès les années 60 pourtant franquistes (Je lui
raconte que gamin à Barcelone, je lisais avidement les aventures
érotiques que l’on trouvait dans n’importe quel kiosque.) et que la
transition avec la Movida fut une période faste pour le genre .
Il m’explique que malgré cela, peu à peu cette tradition à disparu.
Puis nous en venant à parler de son œuvre la plus longue à ce jour et peut-être la plus ambitieuse : « Exodus »...
Deuxième partie :
Nous en venant à parler de son œuvre la plus longue à ce jour et peut-être la plus ambitieuse :
« Exodus », une saga de fantasy héroïque queer teintée de science-fiction, où l'auteur déploie toute son imagination et sa passion.
Il commencé à développer Exodus en 2001, pendant une période très sombre de sa vie où il avait touché le fond, dit-il. La publication commence en 2016, avec un premier tome intitulé, « Exodus : Euribatos le Ténébreux » :
« Voyager dans mon imagination sur la planète Nexus m'a aidé à surmonter une terrible épreuve »
La publication se poursuit en Espagne et la série compte à ce jour 8 titres.
David Cantero compte bien aller jusqu’à un treizième tome qu’il prévoit pour 2030.
La série mêle aventure, action, mystère et intrigue queer, le tout agrémenté de scènes adultes explorant la sexualité des personnages :
« L'univers d' Exodus se déroule dans un monde imaginaire créé par la déesse mère Kiona. Les aventures se déroulent sur la planète Nexus. Divisée en sept continents et peuplée de nombreuses cités, chacune protégée par un dieu, elle doit sa richesse aux coutumes et traditions propres à chaque lieu. L'atmosphère, mélange de steampunk archaïque et de science-fiction alternative, est le fruit de mes influences diverses. »
L'intrigue principale repose sur la romance entre Eurobathos, un mercenaire aguerri, et Alcyoneus un jeune apprenti mage. Ilqs se rencontrent à un moment critique pour la planète NEXUS, alors que la déesse mère Kiona a disparu. Les autres dieux manipulent l'humanité pour s'emparer du pouvoir, et les continents sont en guerre. À leur insu, et Alcyoneus joueront un rôle crucial dans les événements qui se déroulent sur la planète Nexus.
On découvrira bientôt que le voyage éternel deux héros est lié au destin même de la planète. L'intrigue se complexifiera et entraînera nos héros dans plusieurs missions qu'ils ne pourront refuser.
David Cantero explique que l’histoire d'amour entre les deux personnages principaux trouve son origine dans la Grèce antique.
L’amorce est bien celle classique d’un conte :
« le récit classique du chevalier sauvant la princesse du dragon(...) J'ai repris le cliché du héros viril et l'ai transformé : ici, c'est un mercenaire qui sauve la jeune vierge d'un dragon maléfique. «Autour de cela, j'ai imaginé une intrigue politique où les dieux se disputent le pouvoir sur Nexus, la planète où se déroule l'histoire. La disparition de la déesse mère, Kiona, est à l'origine de ce chaos..."
"Exodus est un mélange de tout ce que j'aime : fantasy, aventure, magie, romance, horreur, mythologie, monstres… Avec des influences de mes séries animées préférées (Saint Seiya, Ulysse 31, Goldorak…) et des références à la bande dessinée (Conan le Barbare, Thorgal, Aurore et Ulysse, Sambre…), Star Star Wars
« c‘est un recueil de nouvelles avec une palette d'émotions et de sentiments exprimés par le dessin pour susciter l'émotion chez le lecteur. Dans cet ouvrage, je redécouvre des bandes dessinées inédites du siècle dernier, les faisant revivre à notre époque et réaffirmant ainsi que ce qui compte toujours pour moi, c'est de provoquer des émotions. »
• La série de cinq épisodes de fantaisie « Keys (2009- 2010)), qui est une relecture érotique et humoristique de Drôles de dames…
• La touchante histoire d'amour de Víctor et Álex (2012) : Victor est très clair sur son homosexualité. Lorsqu'il demande à son compagnon ce quelle signifie pour lui, la réponse d'Alex le laisse perplexe. Dès lors, les deux amoureux se disputeront sur de nombreux sujets liés à leur vie (non seulement leur vie de couple, mais aussi leurs relations avec le monde extérieur.
• Les 5 numéros de la série « Fallen Angels »(2016) : Le ciel prend feu lorsqu’il est décidé que les anges descendent sur terre pour faire le bien ce qu’il leur permettra d’acquérir définitivement leurs ailes. Dark Angel, Blue Angel et Sweet Angel, trois anges très spéciaux, n'ont pas réussi à surpasser les essais, mais ils ont fui les cieux dans une dernière intention de démontrer tout ce dont ils ont la capacité de faire.
• Transit (Transito). 2015 : écrite par Ian Bermúdez, explore la transsexualité. Merche emprunte de nouveaux chemins et, chemin faisant, rencontre des personnes qui lui dévoilent des réalités insoupçonnées.
«Transit» était un projet magnifique car Ian m'a ouvert les portes de son univers intérieur pour créer cette histoire. L'idée est née d'une remarque d'Ian : il n'a trouvé aucune référence à consulter. Je lui ai donc suggéré d'en créer une sous forme de bande dessinée. J'étais ravi d'avoir pu porter ma contribution à ce projet."
• OTTO. 2017 : Retour à L’horreur a forte connotation érotique :
L'esprit humain est un labyrinthe où s'entrecroisent les réalités. La
douleur et la souffrance peuvent engendrer de nouvelles dimensions. Otto
voyagera entre ces mondes que sont la logique et la folie…
En
2018 après des années passées à l’étranger David Cantero revient en
Espagne. Il a envie de changer un peu et de proposer quelque chose de
plus contemporain. Ce sera une satire humoristique et piquante des
réseaux sociaux.
• La dura vida de un hombre perfecto (La dure vie d'un homme parfait). 2019 :
• La dura vida de un hombre perfecto (La dure vie d'un homme parfait). 2019 :
« Mon amitié avec Yesutoro a commencé grâce à mon grand ami et merveilleux artiste, le photographe Joan Crisol qui me l’a présenté ; je cherchais une star d'Instagram pour collaborer avec moi sur les illustrations de la bande dessinée. Lorsque j'ai créé ce projet, je n'ai pas trouvé de meilleure image que celle de mon Yesutoro, qui a accueilli avec enthousiasme cette proposition".
"Yesutoro est un Mannequin, styliste et producteur Madrilène. Cette BD explore les fantasmes qui peuvent naître d'un profil à succès sur les réseaux sociaux. Notre avatar devient quelqu'un d'autre, parfois complètement différent de la personne réelle."
Il avoue d’ailleurs dans d’autres interviews, s’inspirer volontiers des personnes qu’il connaît :
« Les gens m'inspirent beaucoup. Intégrer des aspects de la réalité pour enrichir mes personnages leur donne plus de charisme. Je m'amuse beaucoup avec ça !
• La série qui reprend des grands classiques Disney en les ré-imaginant de façon gay, érotique et humoristique :
I : Le Poil au bois dormant (l Vello Durmiente) 2024.Un prince poilu et DJ qui se pique avec l'aiguille d'un tourne-disque.
II : Alan en Anoland ( Alan en Anolandia). 2024. Une parodie osée d'Alice au pays des merveilles transformant le personnage en un jeune éphèbe blond évoluant dans un univers graphique particulier.
III : Peter Pink. 2025.. Une satire de Peter Pan s'amusant des stéréotypes et des archétypes masculins que l'on retrouve sur les réseaux sociaux actuels.
IV : Cinderello. 2026. Sa version revisitée de Cendrillon.
À noter également que David Cantero ne se cantonne pas au monde LGBTQIA+, il écrit aussi des histoires pour enfants et des bandes dessinées pour jeunes adultes :
I : Le Poil au bois dormant (l Vello Durmiente) 2024.Un prince poilu et DJ qui se pique avec l'aiguille d'un tourne-disque.
II : Alan en Anoland ( Alan en Anolandia). 2024. Une parodie osée d'Alice au pays des merveilles transformant le personnage en un jeune éphèbe blond évoluant dans un univers graphique particulier.
III : Peter Pink. 2025.. Une satire de Peter Pan s'amusant des stéréotypes et des archétypes masculins que l'on retrouve sur les réseaux sociaux actuels.
IV : Cinderello. 2026. Sa version revisitée de Cendrillon.
À noter également que David Cantero ne se cantonne pas au monde LGBTQIA+, il écrit aussi des histoires pour enfants et des bandes dessinées pour jeunes adultes :
« Le fait que mon travail pour adultes soit plus connu ne signifie pas que je n'aime pas créer des histoires drôles, sensibles, douces ou tristes ...J'ai toujours été fasciné par le pouvoir des premières histoires que nous lisons et par l'influence qu'elles peuvent avoir sur nos vies d'adultes. J'aime créer des histoires pour enfants parce que j'ai toujours adoré les enfants ; je m'amuse beaucoup avec eux. Chaque histoire a son propre style, son propre public : enfants, adolescents ou adultes. J'aime créer pour tout le monde ! »
C’est ce qu’il fait avec sa maison d’édition « La Cantera »,
Je pense par exemple à sa B.D « Campus, la mar menor », 2023, avec son héros « Campus », un hippocampe aventureux.
Nous parlons enfin de ces projets immédiats : continuer la série « Exodus » bien entendu. Ainsi que la série Brigayde.
En ce moment me dit-il , il prépare un roman graphique, INOPIA, de 64 pages qu’il publiera aux éditions des Canaries, « Editorial 7 Islas » à la fin de cette année ou l'année prochaine.
C’est
l'histoire d'une veuve d'une quarantaine d'années, brisée par une vie
de violence qui se redécouvre et se réinvente. C'est un récit qui aborde
des problématiques sociales et se termine sur une note positive.
Lorsqu’on lui demande ce qu’il pense aujourd’hui du bilan de l’ensemble de sa carrière il répond :
Lorsqu’on lui demande ce qu’il pense aujourd’hui du bilan de l’ensemble de sa carrière il répond :
« Je suis très heureuse et fière de ma carrière. Gagner sa vie en faisant ce qu'on aime a toujours été, et reste encore, un véritable défi. Mais ça en vaut la peine ; ça me rend vraiment heureuse. J'imagine toujours aller encore plus loin ! Haha ! Et je vous assure, j'ai encore tellement de choses à partager. »
Si vous ne lisez pas l’espagnol, une bonne partie des comics de David Cantero sont disponibles en Français en format digital.
#henrimesquida #cinemaetlitteraturegay et David Cantero















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