Juan Frausto : Amar sin miedo (love whitout fear). Comédie dramatique et romantique et de comique... involontaire mexicaine. 2022.




Josh Adams vit une période de découverte de soi dans la ville de Taxco, au Mexique, ou il s’est rendu car c’est la ville de jeunesse de sa fiancée qu’il copte demander en mariage pendant ce séjour.. Il compte la demander en mariage. Lorsque Josh rencontre le musicien Leo une attirance inattendue se développe entre eux. Cette relation bouleverse Josh, qui se retrouve confronté à ses désirs, à ses peurs et aux normes sociales qui ont façonné sa vie.
D’autant plus que Leo est aussi marié à une actrice de télénovelas qu’il aime…

Amar sin miedo se veut un récit où la découverte de soi passe par la surprise du désir, où un homme habitué à l’hétérosexualité voit soudain vaciller ses certitudes au contact d’un autre, différent par sa culture, son histoire et sa manière d’habiter le monde.
Le film expose la pression sociale qui façonne les couples hétérosexuels comme des évidences,s’ intéresse à comment la fluidité du désir ouvre des brèches dans les identités trop bien rangées, et comment la vulnérabilité — celle d’oser sentir, d’oser regarder, d’oser se laisser toucher peut faire bouger les frontières du cœur...

C’est du moins ce qu’il prétend.
Car en réalité on assiste surtout à un croisement entre Telenovela assez bas de gamme avec un supplément gay et un guide touristique puisque on a droit à tout les paysages et lieux connus de cette ville (ça doit prendre un quart du film avec visite guidée et tout !
L'œuvre est très ambiguë, avec des personnages aux traits grossiers et une direction narrative floue qui n’a pas l’air de savoir trop ce quelle veut dire.

Vers la fin vous aurez comme moi l’impression que cet amourette entre les deux hommes ne sert qu’à consolider leur hétérosexualité et à soigner leur couple avec leur copine ! Ce qui m’aurait énervé mais non :
La fin (que je ne dévoilerai pas) surprend davantage encore par les contradictions qu'elle révèle chez les personnages. J'ignore s'il s'agissait d'une touche d'ironie voulue par le réalisateur, Juan Frausto, pour désamorcer la portée de ce qui a été raconté durant ces deux heures tout juste. Mais en tout cas elle m’a fait bien rire tant elle est inattendue et ridicule !
 

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

William . S . Burroughs : Junky ( Junkie: Confessions of an Unredeemed Drug Addict). 1953.

Colby Holt et Sam Probst : Ganymède. Film d’horreur queer. 2023.