Articles

Image
Al Kenner serait un adolescent ordinaire s'il ne mesurait pas près de 2,20 mètres et si son QI n'était pas supérieur à celui d'Einstein. Sa vie bascule par hasard le jour de l'assassinat de John Fitzgerald Kennedy. Plus jamais il ne sera le même. Désormais, il entre en lutte contre ses mauvaises pensées. Observateur intransigeant d'une époque qui lui échappe, il mène seul un combat désespéré contre le mal qui l'habite. Inspiré d'un personnage réel, "Avenue des Géants", récit du cheminement intérieur d'un tueur hors du commun, est aussi un hymne à la route, aux grands espaces, aux mouvements hippies, dans cette société américaine des années 60 en plein bouleversement, où le pacifisme s'illusionne dans les décombres de la guerre du Vietnam. Une histoire de sérial killer rédigé du point de vue du tueur, ce n'est pas nouveau, mais ici, non content d'adapter une histoire vraie, l'écrivain prend également la place du criminel pour n...

Joe R Landsdale : Diable rouge. Une enquête de Hap Collins et Leonard Pine

Image
Hap Collins (l'hétéro blanc) et Leonard Pine (le gay noir) les tontons flingueurs texans, sont de retour dans un polar tout feu tout flamme. Lorsque leur ami Marvin demande à Hap et Leonard d'enquêter sur une affaire classée de double homicide, ils sont ravis de jouer à nouveau aux détectives privés : certes, ils aiment le danger et la baston, mais plus encore être payés pour s'y frotter. Les compères ne tardent pas à découvrir que les deux jeunes victimes, qui fricotaient avec une bande de pseudo-vampires gothiques, étaient sur le point d'hériter d'un gros pactole. Plus Hap et Leonard examinent la scène de crime, plus ils y voient clair - en particulier une tête de diable rouge graffitée sur un arbre. Cette signature bizarre, qui se révèle liée à d'autres meurtres, serait-elle celle d'un serial killer sataniste ? De l'action pétaradante, de l'humour cocasse, des personnages hauts en couleur sont au menu de ce roman qui marque le retour du duo le ...

thomas Mann : Docteur Faustus

Image
Brassant les mythes, renouant avec le démoniaque, paraphant son véritable testament spirituel d'artiste, Mann nous livre la biographie imaginaire d'un artiste qui, comme Nietzsche, braverait la folie pour porter la souffrance d'une époque dans son orgueil de créateur et, comme Schönberg, serait l'inventeur de la musique sérielle. j'ai pas pu finir trop chiant.

Olen Steinhauer : Le Touriste

Image
Milo Weaver a longtemps été un « Touriste », un agent secret sans foyer et sans identité. Il occupe désormais un poste de cadre au sein du siège de la CIA à New York. Il vit avec sa femme et sa petite fille dans une jolie maison à Brooklyn. Son ancienne vie, encombrée de secrets et de mensonges, est définitivement derrière lui, du moins l’espère-t-il. Mais le tueur à gages qu’il poursuivait depuis des années lui révèle des machinations insoupçonnées au sein de l’agence, tandis que sa plus vieille amie, « Touriste » elle aussi, fait l’objet d’une enquête interne. Rattrapé par son passé, il n’a d’autre choix que de retourner sur le terrain pour essayer de découvrir une fois pour toutes qui tire les ficelles de ce complot. Et le terrain ne connaît pas de frontières. De Paris à Francfort, de Genève à Austin, Milo est pris à nouveau dans le Tourist-land.Les révélations de machinations insoupçonnées jusqu'au plus haut niveau de l'agence le remettent dans le circuit avant de le ...

graham Moore : 221 b Baker Street

Image
Après Humphrey Bogart et avant Robert Mitchum, c'est au tour de Elliott Gould d'enfiler le costume du détective privé Philip Marlowe, personnage imaginé par l'écrivain Raymond Chandler à la fin des années 1930. Sous la caméra de Robert Altman, le détective enmène en urgence un de ses amis, Terry Lennox au Mexique mais dès son retour, il apprend la mort de l'épouse de Terry et se voit accuser de complicité de meurtre... Robert Altman actualise à sa façon le film noir et ce dès l'excellente première scène où il n'y a pas d'intrigue mais juste le détective dans sa vie de tous les jours entre son chat, ses voisines hippies et son réveil nocturne. Et dès cette introduction, il nous met de suite dans l'ambiance avec ce héro qui s'avère très loin de l'image laissé par Bogart. Personnage qui n'a pas le charisme de ce dernier mais qui s'avère désinvolte, cool voire même nonchalant toujours avec sa clope au bec et surtout que l'on prend u...

graham Moore : 221 b Baker Street

Image
Après Humphrey Bogart et avant Robert Mitchum, c'est au tour de Elliott Gould d'enfiler le costume du détective privé Philip Marlowe, personnage imaginé par l'écrivain Raymond Chandler à la fin des années 1930. Sous la caméra de Robert Altman, le détective enmène en urgence un de ses amis, Terry Lennox au Mexique mais dès son retour, il apprend la mort de l'épouse de Terry et se voit accuser de complicité de meurtre... Robert Altman actualise à sa façon le film noir et ce dès l'excellente première scène où il n'y a pas d'intrigue mais juste le détective dans sa vie de tous les jours entre son chat, ses voisines hippies et son réveil nocturne. Et dès cette introduction, il nous met de suite dans l'ambiance avec ce héro qui s'avère très loin de l'image laissé par Bogart. Personnage qui n'a pas le charisme de ce dernier mais qui s'avère désinvolte, cool voire même nonchalant toujours avec sa clope au bec et surtout que l'on prend u...

Michel Onfray : les vertus de la foudre.

Image
Dans ce livre ? qui se présente comme le deuxième tome du « Journal hédoniste » de Michel Onfray ?, il est question, bien sûr, de plaisir et de sagesse. On y trouve, entre autres, une célébration du gaz lacrymogène, une gynécologie des Précieuses, des considérations sur les rognons du philosophe, une esthétique de l?ubiquité et un éloge des péchés capiteux. Mais la curiosité de l?auteur, qui s?y connaît en digressions, ne s?arrête pas là : la gaieté ennuyeuse, l?innocence du devenir, le pliage des nuages et les métamorphoses de Narcisse le préoccupent également. De ce voyage à travers toutes sortes de gais savoirs, il s?en revient avec le pessimisme allègre et lucide qui, depuis toujours, porte son style et sa pensée. Voici donc, comme un viatique, la chronique d?une méditation sur le bonheur, le « Journal » de bord d?un philosophe qui, tous comptes faits, n?ignore pas que la vie est, de loin, plus jubilatoire que son funeste contraire. Si le livre se présente comme un « journal héd...