Articles

Daniel F. Galouye : les seigneurs des Sphères

Image
J'avais lu il y a trente ans l'excellent "le monde aveugle" de cet auteur que je croyais français mais qui est de Louisiane. je m'en suis rappelé en tombant sur celui-ci chez un bouquiniste… A l'arrivé c'est plutôt sympa… Tous les 25 septembre, les souffrances humaines atteignent leur point culminant : c'est le jour de l'épouvante ! Le jour où les Sphères extraterrestres tentent de capturer la Terre pour en faire un astre satellite, prisonnier d'un autre système solaire. C'est chaque fois l'occasion d'un raz de marée de destructions en chaîne, d'immenses dégâts. Isolés au milieu des ruines des cités détruites, quelques soldats survivants de la Troisième Guerre mondiale tentent de lutter contre l'occupant, mais aussi contre une secte folle qui voit dans les mystérieuses Sphères extraterrestres les anges de destruction annoncés par l'Apocalypse. L'invasion extraterrestre ici est d'autant plus difficile à contrer...

Sara Gran : la ville des morts

Image
8/10 Il est des livres qui vous hantent et vous accompagnent, et des héros si attachants que vous auriez envie de les rencontrer. C'est le cas de Claire DeWitt, une privée comme on n'en trouve pas. Elle a trente-cinq ans mais dit toujours qu'elle en a quarante-deux parce que personne ne prend une femme de moins de quarante ans au sérieux. Claire DeWitt s'autoproclame avec dérision la plus grande détective du monde, enquêtrice amateur à Brooklyn dès l'adolescence et adepte du mystérieux détective français Jacques Silette dont l'étrange ouvrage, Détection, l'a conduite à recourir au yi-king, aux augures, aux rêves prophétiques et aux drogues hallucinogènes.Claire entretient également une relation intime avec La Nouvelle-Orléans où elle a été l'élève de la brillante Constance Darling jusqu'à l'assassinat de cette dernière. Lorsqu'un honorable procureur néo-orléanais disparaît dans la débâcle de l'ouragan Katrina, elle retourne à son ancienne...

Michael Connelly : Une vérité à deux visages

Image
8/10 Voilà presque trente ans que je suis les aventures d'Harry Bosh; Chaque fois que Connelly en sort une nouvelle, j'ai envie de m'y plonger comme au tout premier. Je suis rarement déçu.  Cette vérité a deux visages fait partie des très bons Connelly. Un trafic de drogue de grande ampleur et une vérité à deux visages. Travaillant toujours bénévolement aux affaires non résolues pour la police de San Fernando, Harry Bosch est appelé sur une scène de crime dans une pharmacie. Les deux employés, père et fils, viennent d'être assassinés par des tueurs à gages et toutes les pistes s'orientent vers un trafic de médicaments antidouleurs qui, pris inconsidérément, se transforment en véritables drogues. Bosch n'hésite pas une seconde et se lance dans l'enquête. Mais voilà qu'il est soudain accusé par la police de Los Angeles d'avoir, trente ans plus tôt, trafiqué des éléments de preuve pour expédier un tueur en série au couloir de la mort. Bosch va devoir pr...

Antonio Muñoz Molina : Un promeneur solitaire dans la foule

Image
Muni d’un carnet, d’une paire de ciseaux et de son smartphone, Antonio Muñoz Molina marche dans Paris, New York, Madrid, Lisbonne. Au fil de ses pérégrinations, des silhouettes surgissent tandis que d’autres s’esquivent et, soudain, au détour d’une ruelle, apparaissent Baudelaire, Edgar Allan Poe ou Fernando Pessoa. Les pages s’écoulent au rythme de la vie, tel un immense collage de tout ce que le promeneur voit et entend : affiches, prospectus, bruits omniprésents des conversations, vacarme de la rue. Animé par la tentation de tout écrire – ce qu’il a vécu, écouté, rêvé, souffert, aimé ou lu –, Antonio Muñoz Molina laisse courir la mine de son crayon et, sublimant les rebuts de notre civilisation avide et destructrice, compose « le grand poème de ce siècle ». D’une voix profondément ancrée dans le moment présent, cet éloge érudit de la flânerie nous invite à regarder et à écouter d’une autre façon, et à célébrer la variété du monde. La narration, la description et la méditation intèg...

N.K Jemesin : les portes de verre

Image
Après avoir lu la cinquième saison il y a quelques mois, le roman de l'écrivaine américain N.K. Jemisin, lauréate du Prix Hugo 2016 et qui était le premier de la Trilogie de la Terre Fragmentée, aujourd'hui je viens de finir deuxième partie, Le Portail des Obélisques, également lauréat du Hugo 2017. Un roman tout aussi. Chaque époque doit prendre fin. Une cinquième saison saison a commencé au moment ou une une grande faille rouge qui traverse les entrailles du seul continent de la planète, une faille qui crache des cendres et qui cache la lumière du soleil semble vouloir s'installer pour des milliers d'années. A ne pas lire avant d'avoir lu le premier roman de la trilogie! Cela commence par la mort, avec un fils assassiné et une fille perdue. Cela commence par une trahison, avec des blessures latentes qui commencent à suinter. Tout ce la se passe dans le Fixe, seul contenant de cette planète (mais pourquoi ne serait-elle pas la nôtre dans un futur lointain?) , u...

Serge Brussolo : Sécurité absolue

Image
Des rumeurs alarmantes circulent sur l’Oasis, cette luxueuse résidence californienne érigée aux abords du désert Mohave. Sous prétexte d’assurer la sécurité des locataires, on y pratiquerait le voyeurisme au moyen de caméras et de micros dissimulés. On raconte que tous ceux qui habitent là seraient les victimes consentantes de ce curieux rituel. Est-ce une légende ? Est-ce possible de vivre dans un tel enfer sans devenir fou ? L'enquête réserve pas mal de surprise, ça se lit vite et facilement pour se terminer de façon un peu brusque et décevante, y'avait tellement à faire avec un tel sujet.  J'avoue avoir été bien déçu. Le roman est un peu long à démarrer, mais poser soigneusement la situation est aussi un moyen de donner à l'histoire un peu d'épaisseur. Beaucoup de personnages ont un air de déjà vu chez Brussolo et ailleurs. Vers les 2 / 3 du bouquin, il y a de pleines pages de remplissages. Et des ficelles Enormes, comme le séisme qui sauve à la dernière seconde...

Arturo Perez Reverte ; la patience du franc-tireur

Image
  Un éditeur  met Alejandra Varela, spécialiste de l'art urbain, sur les traces de Sniper, graffeur de renom, promoteur d'actions de rue à la limite de la légalité - (certaines trop risquées ayant entrainé des morts) - que personne ne semble avoir vu à l'œuvre et dont personne ne connaît le visage ou le lieu   ou il se trouve.. La recherche conduira la protagoniste de Madrid à Lisbonne, et de là à Vérone et Naples dans sa tentative de déchiffrer quel est l'objectif visé par l'action du chasseur solitaire.   Pérez-Reverte a visiblement enquêté sur le  monde du street-art. C'est ce qu'il y a e plus intéressant dans le livre surtout si comme moi vous n'y connaissez rien. Il utilise assez bien le jargon du milieu et montre correctement sa manière spéciale d'être et d'agir . Un de mes amis  qui si connaît  et qui a lu le livre m'a dit que de ce côté là il approuvait.. Par contre il a émis des réserves sur le fameux  Sniper, dont Reverte a voulu fa...